Pétition Citoyenne Contre la Corruption

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samedi 25 mai 2013

COMMUNIQUE LADDH ORAN



Oran le 25-05-2013


Le Bureau d’Oran de la LADDH dénonce  la répression qui s’est abattue sur les militants de la CNDDC  (Comité National de Défense des Droits de Chômeurs) lors de leur passage à Ain El Beida pour y rencontrer les représentants des chômeurs de la ville dans le cadre de la préparation de la protestation qui devait se tenir le Samedi 25-05-2013.
Le recours à l’agression au couteau par le biais de Baltaguias de service ainsi que le recours aux voitures « civiles » pour créer un climat de peur envers les chômeurs leurs représentants et les militants des droits de l’homme qui étaient là pour les soutenir indique que les autorités comptent instrumentaliser ces pratiques criminelles pour créer un climat de terreur qui puisse paralyser les militants ou en radicaliser une partie  en espérant les voir répondre par la violence.
Le régime Algérien ne vit et persiste que par la violence et c’est pourquoi il espère déplacer la protestation pacifique vers l’émeute.
Le Bureau d’Oran souligne que les autorités sont responsables de tout ce qui adviendra. Le recours à des subterfuges ne peut masquer la réalité répressive pensée et pratiquée.
Le Bureau d’Oran invite les militants du CNDDC ainsi que les militants de droits de l’homme à persévérer dans le militantisme pacifique mais résolu en dénonçant publiquement toutes les atteintes à la sécurité des personnes.
Le Bureau d’Oran est convaincu que la jeunesse Algérienne saura trouver en elle-même la capacité nécessaire pour dépasser ce type de pratiques et  persister dans la voie du militantisme sincère.


P/Bureau d’Oran 
Kaddour  CHOUICHA
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près avoir été malmenés, les chômeurs annulent leur manifestation à Oum El Bouaghi

Le Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) a été contraint d’annuler sa manifestation prévue initialement ce samedi à Aïn El Beidha, dans la wilaya de Oum El Bouaghi « pour éviter une effusion de sang », a indiqué à TSA Tahar Belabès, coordinateur de l’organisation.
« Le pouvoir a utilisé cette fois-ci tous ces moyens pour avorter notre mouvement et lui coller l’étiquette du régionalisme », dénonce-t-il. Avant d’ajouter : « Nous organiserons, dans les jours à venir, une manifestation dans l’une des wilayas de l’est du pays qu’ils le veuillent ou non et on ne donnera pas la date, ça sera une surprise ».

Hier vendredi, les membres du CNDDC ont été empêchés de préparer la manifestation à Aïn Beidha. « Les choses pouvaient déraper. Nous avons donc décidé de nous déplacer vers une autre daïra Aïn Bebbouche pour passer la nuit avant de revenir le lendemain à Aïn Beidha », raconte Aïbek Abdelmalek, membre du CNDDC. Mais sur place, un groupe de « voyous » composé d’une quarantaine de personnes habitant cette localité les a sommés de partir sur le champ, selon M. Aïbek. Pour ce dernier, ce sont des personnes qui ont été envoyées par l’administration. « Nous avons été victimes d’une attaque d’un groupe de baltaguias qui ont agi sous les ordres des autorités locales », assure Tahar Belabès.

Les chômeurs ont fini par quitter les lieux vers Constantine. « Un de nos militants qui est resté sur place puisqu’il y habite a été agressé », affirme Tahar Belabès. Avant-hier, le coordinateur du CNDDC croit avoir échappé à une tentative de liquidation physique de justesse. « Je me dirigeais vers Constantine après avoir quitté Aïn Beida. J’étais tout seul dans la voiture. Une autre voiture me collait et voulait me renverser. Elle m’a obligé à sortir de la chaussée », affirme-t-il.

Les militants pour les droits des chômeurs dénoncent, depuis plusieurs jours, le harcèlement des services de sécurité dont ils ont fait l’objet, selon eux, mais aussi l’utilisation des mosquées pour combattre les initiatives du CNDDC.

Hadjer Guenanfa TSA
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COMMUNIQUE RADDH


RÉSEAU DES AVOCATS POUR LA DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME




COMMUNIQUE

Le réseau des avocats pour la défense des droits de l’homme vient d’apprendre que des membres de la Coordination Nationale de la Défense des Droits des Chômeurs ont subit des violences et agressions d’une rare gravité et intimidations de différentes natures, par des individus qui ne peuvent être qu’à la solde de certains milieux qui voient en ces mouvements le début de la fin de leurs privilèges. Ces pratiques nous rappellent celles des Baltadjia et Chabiha en Egypte et en Syrie, suite aux soulèvements des peuples de ces deux pays contre leurs régimes.
Le réseau condamne avec force ce qui vient de se passer à Ain El Beidha et ses environs et tient pour responsable l’ensemble des autorités locales quant aux conséquences de ces événements.

 P/le réseau
  Me Ahmine
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vendredi 24 mai 2013

منظمة العفو الدولية تنتقد تقييد الجزائر لحرية التعبير والتظاهر


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«العفو الدولية»: الجزائر تواصل التضييق على الحقوق والحريات بقوانين جديدة

انتقدت منظمة العفو الدولية مواصلة السلطات الجزائرية فرض قيود على حرية التعبير والتظاهر وتكوين الجمعيات، وكذلك ممارسة التضييق على النشطاء والمدافعين عن حقوق الإنسان.
وأشارت، في تقريرها لعام 2013، الذي نشرت صحيفة «الخبر» الجزائرية مقتطفات منه في عددها الصادر، الجمعة، إلى استمرار «العمليات الإرهابية» من جانب الجماعات المسلحة، كما رصدت صدور ما لا يقل عن 153 حكمًا بالإعدام، بينما لم يُنفذ أي حكم بالإعدام منذ عام 1993.
وأضاف التقرير الصادر، الخميس، أن الجزائر شهدت احتجاجات ومظاهرات نظمها نقابيون ونشطاء آخرون ضد البطالة والفقر والفساد، وقد قامت قوات الأمن بتفريقها، كما حالت دون خروج مظاهرات كان مخططًا لها، وذلك بعرقلة وصول المشاركين فيها أو بالقبض على المحتجين.
كما سجّل التقرير فرض قيود فيما يتعلق بحرية التعبير وتكوين الجمعيات، من خلال القوانين الجديدة التي أصدرها النظام في ديسمبر 2011، بشأن الإعلام والجمعيات، والتي جاءت في إطار الإصلاحات إلا أنها فرضت قيودًا على التغطية الإعلامية المتعلقة بقضايا أمن الدولة والسيادة الوطنية ومصالح الجزائر الاقتصادية.
وأكد التقرير أن «السلطة شددت السيطرة على المنظمات غير الحكومية، كما واجه صحفيون المقاضاة بتهم التشهير بموجب قانون العقوبات» كما تطرق إلى حالة الطوارئ بالبلاد، مؤكدًا أنه رغم رفعها عام 2011 إلا أن السلطات «واصلت حظر المظاهرات في الجزائر العاصمة، بموجب مرسوم صدر في عام 2001، كما قامت قوات الأمن إما بمنع المظاهرات عن طريق عرقلة الوصول إليها والتوقيفات، أو بتفريقها من خلال استخدام القوة الفعلية أو التهديد باستعمال القوة».
ونوه إلى أن «السلطات واصلت مضايقة المدافعين عن حقوق الإنسان من خلال المحاكم، على غرار محاكمة عبد القادر خربة، عضو الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان واللجنة الوطنية للدفاع عن حقوق العاطلين عن العمل، وكذلك علي ياسين زايد، الناشط النقابي رئيس فرع الأغواط للرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان»، مشيرًا، بخصوص الأمن ومكافحة الإرهاب، إلى أن «جماعات مسلحة، بينها تنظيم القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي، قامت بتفجيرات وبهجمات أخرى، معظمها ضد أهداف عسكرية».
وأعاد التقرير التذكير بأن «الجزائر لم تتخذ أي خطوة للتحقيق في آلاف من حالات الإخفاء القسري التي وقعت في تسعينيات القرن الماضي»، موضحًا أن «ميثاق السلم والمصالحة الوطنية، الصادر منذ عام 2006، منح الحصانة من العقاب لقوات الأمن، وجرّم الانتقاد العلني لسلوكها، واشترط على عائلات من اختفوا قسرًا قبول شهادات الوفاة المقدمة من السلطات حتى يتلقوا التعويض، ولكنها حُرمت من حقها في الحصول على المعلومات المتعلقة بمصير أقربائها المختفين، كما تعرض من واصلوا الدعوة للمضايقات»
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Sud : torturés pour avoir manifesté


Coups, insultes mais aussi refus de soins et torture organisée. Les militants, manifestants et simples citoyens du sud du pays font face de plus en plus fréquemment à la violence, injustifiée, des forces de sécurité. Leur tort ? Demander un logement, un travail, dénoncer des injustices ou être au mauvais endroit, au mauvais moment.

Mohamed, 30 ans, était dans le bus où il exerce comme receveur. Il est arrêté par plusieurs policiers et inculpé d’incitation à attroupement et agression par violence contre les forces de l’ordre. Lorsqu’il retrouve la liberté, il a des marques de coups sur tout le corps et son diabète s’est aggravé. Ce matin- là, des jeunes de Laghouat avaient organisé un sit-in devant le bureau de main-d’œuvre pour protester contre l’absence d’offres d’emploi. Pour empêcher les manifestants de bloquer l’entrée, les policiers finissent par arracher la porte du bureau de l’ANEM. S’en suit une série d’arrestations ciblées dans la ville. «Dès qu’on nous a arrêtés, les coups ont commencé», raconte un manifestant. «A l’entrée du commissariat, les policiers avaient fait deux lignes, nous étions obligés de passer au milieu, et à notre passage, ils nous frappaient les uns après les autres avec leurs matraques, leurs poings.» Les manifestants sont enfermés dans des cellules. Dix personnes dans la même pièce. Les gardiens jettent des seaux d’eau froide sur les manifestants. Ils sont ensuite frappés à nouveau. Les insultes pleuvent. Les gifles aussi. «Au commissariat, ils nous ont accusés d’être les marionnettes d’une main étrangère.»

Manipulation

Les forces de l’ordre tentent alors de convaincre les manifestants de se retourner contre Mohamed. «Ils ont demandé à tous les autres de témoigner contre moi, comme quoi j’incite les jeunes à manifester et que je suis soutenu par le Qatar. En échange de leur témoignage, les policiers leur ont promis de les libérer», révèle Mohamed. Adlène, 23 ans, a été arrêté le même jour. Il était devant la porte de sa maison. Des forces antiémeute l’ont embarqué dans une camionnette. Au commissariat, il a reçu tellement de coups sur la tête qu’il saigne. Les policiers finissent par convoquer un médecin au commissariat, en enfreignant la procédure. Ce dernier prescrit 6 points de suture. Mais toutes les ordonnances et les certificats médicaux seront confisqués. Pendant les 48 heures de garde à vue, les autorités refusent que Adlène obtienne de l’insuline pour traiter son diabète. «Comme nous refusions de signer les PV, ils nous ont frappés jusqu’à ce que nous signions.» Madani a perdu plus d’une dizaine de dents sous les coups. Sans insuline, il a fini par s’évanouir. Un autre homme a été arrêté avec eux. Il a été mis à l’écart et battu par trois policiers. Voyant que les coups ne suffisaient pas, les forces de l’ordre ont menotté et se sont mis à arracher la barbe du jeune chômeur à main nue. Le jeune homme, traumatisé, a quitté la ville. «Nous ne sommes que des chômeurs», s’indigne l’un d’eux. Dans la foulée de leur arrestation, tous les militants passent devant le juge, accusés d’attroupement. «Au procès, il y avait 4 accusés, pour 40 policiers blessés. Ces militants sont-ils comme Superman ?», plaisante un chômeur.  Pas de preuves, mais les 4 accusés sont envoyés en prison, sans possibilité de passer par la pharmacie pour ceux qui sont blessés. Le directeur de la prison dira aux autres prisonniers de les mettre à l’écart. «Depuis 2003, c’est toujours comme ça, soupire un militant, qui a fini par faire un mois de prison. Parfois, c’est toutes les semaines. Il n’y a pas de justice ici !»

Directives

A Ghardaïa, en mars dernier, deux militants des droits de l’homme ont fini à l’hôpital. Sans prévenir, les brigades antiémeute ont chargé les manifestants qu’ils ont frappés avec leurs matraques et leur boucliers.  Violemment battus, deux manifestants âgés d’une quarantaine d’années en auront pour 15 jours d’arrêt de travail. Un manifestant qui a perdu connaissance a été roué de coups de pied alors qu’il était à terre. Un autre, Belkacem, est gravement blessé à la tête. Il est emmené au commissariat où on refuse de le diriger vers l’hôpital. C’est uniquement lorsqu’il se met à vomir que les protestations des autres détenus pousseront les policiers à appeler un médecin. Ce dernier ausculte Belkacem et lui remet deux ordonnances. L’une pour un traitement, l’autre pour un scanner du crâne. Les deux ordonnances seront confisquées et détruites par les policiers. Belkacem et les autres militants resteront 36 heures au commissariat, sans nourriture, avant d’être transférés au tribunal. Malgré des années de militantisme, c’est la première fois que Belkacem est victime de telles violences. L’un des militants arrêtés l’affirme : «Je pense que les forces de l’ordre ont de nouvelles directives.»

Etouffement

Plus à l’est du pays, dans la wilaya d’El Oued, 17 personnes seront jugées la semaine prochaine pour une manifestation lors des coupures d’électricité l’été dernier. L’un des prévenus a été longuement battu par les gendarmes lors de son arrestation. Sur les réseaux sociaux, on voit une vidéo de lui le corps violacé par les coups. Le cas d’El Hachemi Boukhalfa est des plus alarmant. Un matin de janvier 2011, sans comprendre pourquoi, alors qu’il est assis devant la maison de son cousin pour assister aux funérailles de son oncle, huit personnes descendent de deux voitures banalisées. «Ils m’ont happé et mis de force dans la voiture», raconte cet habitant de Ouargla. El Hachemi est emmené dans la caserne militaire de la ville. Les coups commencent. Et ce n’est qu’un début. On l’accuse d’avoir tué trois militaires et caché une kalachnikov chez lui. On lui met un sac sur la tête, on verse de l’eau dessus. Il a l’impression d’étouffer. On le force à se déplacer à genoux pendant des heures. Déshabillé. Des hommes l’obligeront à manger des excréments. La torture a lieu la nuit. Au bout de trois jours, El Hachemi finit par admettre que l’arme est bien chez lui. «Je n’avais qu’une idée en tête. S’ils vont perquisitionner chez moi, ma famille saura au moins où je suis.»

Fracture

Les militaires convoquent la mère d’El Hachemi. «Elle avait 75 ans à l’époque.» Pendant ce temps, lui, reste enfermé. Le 4e jour de détention, l’homme est poussé d’un coup de pied dans les escaliers. Son corps roule sur les marches. Arrivé en bas, sa cheville est brisée. Pendant ses 9 jours de détention, aucun membre de la caserne ne viendra poser de question sur la légalité de son arrestation. «Il n’y a que le médecin de l’hôpital militaire qui a réagi, lorsqu’ils m’ont fracassé la cheville.» La jeune femme aurait lancé aux militaires : «Mais enfin, pourquoi êtes-vous allés si loin, c’est un civil !» Les raisons de sa détention ne sont pas claires. A la fin de l’année 2010, El Hachemi avait participé à plusieurs reprises à des manifestations contre le chômage. Mais pour le relâcher, ses ravisseurs ont exigé la promesse d’obtenir une 406. «Certains criminels sont prêts à tout», soupire-t-il. Le médecin lui a prescrit 12 jours d’immobilisation. El Hachemi a déposé une plainte à Alger. A Ouargla, les autorités ont refusé sa plainte. La justice le convoquera mais ce sera en qualité de «témoin».
L’homme sait qu’il n’est pas le seul à avoir été torturé. Mais personne ne parle. «Je n’ai plus rien à perdre. Tout ce que je veux, c’est la justice. Si j’enfreins la loi, emmenez-moi en prison. Mais si d’autres enfreignent la loi, il faut les envoyer en prison aussi ! Regardez en France, même Sarkozy est convoqué par les juges !», ajoute-t-il. La caserne n’est qu’à quelques centaines de mètres de chez lui. El Hachemi a été menacé plusieurs fois. «Il m’arrive de croiser des hommes de la sécurité militaire près de la maison. Qu’est-ce que je peux faire ? Partir ? Mais où ?» Ses enfants sont traumatisés. «Ma fille crie dès qu’elle voit un policier.» Selon lui, dans la ville de Ouargla, les forces de sécurité utilisent la violence extrême pour faire taire les populations. «Les jeunes d’ici ne le supportent plus. Ils n’ont comme solution que de partir combattre au Mali !»

Il a dit

Daho Ould Kablia. Ministre de l’Intérieur

Personnellement, je trouve que s’il y a excès, il provient de la part des manifestants et la plupart des blessés recensés lors des protestations sont des éléments de la police.»

L’actu :

Amnesty International dénonce les abus du DRS

«Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) disposait toujours de vastes pouvoirs en matière d’arrestation et de détention», indique Amnesty International dans son rapport annuel publié hier. «Ses agents pouvaient notamment maintenir au secret des personnes soupçonnées d’actes de terrorisme, ce qui favorisait le recours à la torture et aux mauvais traitements», ajoute le rapport. Malgré la levée de l’état d’urgence, les autorités continuent «de harceler les défenseurs des droits humains, notamment en entamant des poursuites judiciaires contre eux», selon l’ONG.
Yasmine Saïd Elwatan
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jeudi 23 mai 2013

Dans son rapport annuel : Amnesty International s’inquiète des « vastes pouvoirs du DRS »


Amnesty International (AI) s’inquiète des vastes pouvoirs du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) en matière d’arrestation et de détention.
« Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) disposait toujours (en 2012) de vastes pouvoirs en matière d’arrestation et de détention », indique l’ONG de défense des droits de l’Homme dans son rapport annuel sur la situation des droits humains durant l’année 2012, rendu public ce jeudi 23 mai.
« Ses agents pouvaient notamment maintenir au secret des personnes soupçonnées d’actes de terrorisme, ce qui favorisait le recours à la torture et aux mauvais traitements », ajoute la même source. Des groupes terroristes ont perpétré des attentats et les autorités ont annoncé l’élimination de membres de ces mêmes groupes par les forces de sécurité « sans donner beaucoup de détails », rappelle l’organisation. Ce qui fait « craindre que certains de ces homicides n’aient été des exécutions extrajudiciaires ».
Les responsables d’atteintes aux droits de l’Homme commises pendant les années du terrorisme continuaient, en 2012, de bénéficier de l’impunité, selon Amnesty International. « Les autorités algériennes n’ont pris aucune mesure pour enquêter sur les milliers de disparitions forcées et autres atteintes graves aux droits humains qui ont eu lieu au cours du conflit interne des années 1990 », souligne l’ONG. Cette dernière rappelle que la Charte pour la paix et la réconciliation nationale « accordait l’impunité aux forces de sécurité et rendait passibles de poursuites les personnes qui critiquent le comportement de ces forces ».
Entraves aux libertés d’expression, d’association, et harcèlement des défenseurs des droits humains
Sur la liberté d’expression, d’association et de réunion, le constat d’Amnesty International est toujours aussi alarmant. Les lois sur l’information et les associations votées dans le cadre des dernières réformes n’ont pas eu un impact positif. Bien au contraire. « La loi sur l’information, adoptée en décembre 2011, restreignait les activités des journalistes dans des domaines tels que la sûreté de l’Etat, la souveraineté nationale et les intérêts économiques du pays », dénonce l’ONG. Avant d’ajouter : « Egalement votée en décembre 2011, une nouvelle loi sur les associations renforçait les contrôles sur les ONG. » Outre l’interdiction des manifestations malgré la levée de l’état d’urgence, les autorités continuaient « de harceler les défenseurs des droits humains, notamment en entamant des poursuites judiciaires contre eux », selon AI qui cite, entre autres, le cas de Yacine Zaïd.
Pas de grandes évolutions en matière des droits de la femme en Algérie, qui continuait à subir, en 2012, « les discriminations dans la législation et dans la pratique ». Cependant, les femmes ont pu remporter près d’un tiers des sièges aux élections législatives, note l’organisation, « à la suite d’une loi de 2011 visant à améliorer la représentation des femmes au Parlement ».
 
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« URGENT » des conditions désastreuses vécut par des Algériens à Sofia en Bulgarie

Des conditions désastreuses que vivent une quarantaine d’Algériens (HARAGA) Hommes et Femmes dans un centre frontalier a Sofia en Bulgarie, ils sont donc plus de 40 personnes, Hommes et Femmes, qui depuis plus 5 mois sont détenu dans un centre dans des conditions désastreuses après avoir était arrêter quand ils ont essayait de franchir la frontière Bulgarie Allemande, ils attendent d’être rapatrier en Algérie, mais aucune réaction de la part de l’ambassade Algérienne en Bulgarie dont le consule ne prend même la peine de ce déplacer et allez les voir contrairement pour les Tunisiens Marocains et même Irakiens, ses derniers qui ne passent pas plus de 20 jours dans ce centre avant d’être rapatrier,  contrairement a nos compatriotes qui attendent leur Dépôt vue qu’ils non pas d’argents sur eux pour ce permettre un billet d’avion.
L’adresse du centre :
BULGARIE
SOFIA, 1520 Busmantsi 65A General Gurko str.
Tel : 0035929825707
Fax : 0035929825737
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mercredi 22 mai 2013

APPEL A LA DIGNITE نداء الكرامة



التنسيقية الوطنية للمعاقين الجزائريين

باتنة في : 15/05/2013
* نـداء الكـرامــة * 
يولد جميع الناس احرارا  متساوين في الكرامة وحقوق الانسان  وهذا هو اساس الحرية والعدل والسلام في العالم  ومن هنا تخرج صرخة إنسانية كسرت جدار الصمت لفئة اصطلح على تسميتها المعاقين  وأطلق عليها مجازا مصطلح مواطنين ولكن...تحت النظر؟ يقال انهم منعمون بالقوانين والاتفاقيات الدولية ومغيبون من اجندة السياسات الوطنية يعيشون في ثالوث اسود هو الفقر،المرض،الاحتقار.
ومن هنا كان لزاما علينا كمسؤولية تاريخية وطنية صياغة هذا النداء ليكون صوت الضمير الحي فينا لكل جزائري وجزائرية فقضايانا العادلة لا تتجزأ
والحقوق الانسانية لا تتقادم ولا تحل بأضعف الايمان و الاماني.
لذا تدعو التنسيقية الوطنية للمعاقين الجزائريين كل الفاعلين في المجتمع لحضور وقفة تضامنية سلمية مع فئة ذوي الاعاقة امام مبني وزارة التضامن الوطني والاسرة كتعبير سلمي حضاري عن حقوقهم المسلوبة وإنسانيتهم الضائعة،يوم الفاتح من جوان 2013على الساعة العاشرة صباحا.
-كما نذكر ان هذه الوقفة جاءت نتيجة حتمية لتجاهل الادارة والسلطات المحلية والمركزية لجميع المساعي الرامية الى تحسين واقع هذه الفئة.
-ان ماجاء من عبارات في هذا النداء لاتقبل التأويل .
 معا من اجل غد  أفضل يحترم فيه الصغير قبل الكبير ويعز فيه الضعيف .
                                                    عن المنظمة : 
ملاحظة: للاستفسار والتنسيق الاتصال بالارقام التالية:
0550890737-0771442927
                               الرئيس/ بن زرارة محمد الشريف
  

        

National coordination for Algerian disabled    
     “”Call for Dignity”     *call Dignity *

All human beings are born free and equal in dignity and rights.. And this is the foundation of freedom, justice and peace in the world. They are endowed with reason and conscience and should act towards one another in a spirit of brotherhood...
As a result, the humanitarian cry broke the silence of a class called idiomatically the disabled and euphemistically people’ citizens ‘but ... under consideration…?
They said that they have international laws, agreements and conventions .But, they are absent from the national policy agenda and they live in triad black of poverty, disease and contempt.
For that (hence), it was imperative for us as a national and historic responsibility to formulate this appeal to be the voice of our live conscience as an Algerian. Our fair issues are indivisible.
And human rights are neither progressing nor solved by the weakest faith and wishes.
For that the National coordination for Algerian disabled invites
all of the actors in the community to attend to this peaceful protest   of solidarity with physically disabled in front of the Ministry of Employment and National Solidarity as a civilized and peaceful expression of their usurped rights and lost their humanity, in this date ‘’01 June 2013” at 10h a.m.
Also, this peaceful protest is as an inevitable result of ignoring administration and local and central authorities to all these aims that improve the situation of this category.
All of these expressions of this appeal don’t accept the interpretation.
Together for the best future full of respect, peace, kindness and security.
About the Organization:
President: Ben Zerara Mohammed El Sharif.
Contact us at:
0550890737-0771442927

Coordination nationale des handicapés Algériens
BATNA LE : 15/05/2013
APPEL A LA DIGNITE
* toutes les personnes naissent libres égales dans la dignité et les droits de l'homme ceci est la base de la liberté et la justice et la paix dans le monde ; de là, surgit ce cri humanitaire qui brise le mur du silence pour cette frange qu’on appelle par convention handicapé et par allégorie le nom de citoyen ….mais sous observation ?
Ils disent qu ils jouissent de textes de loi éloquents, protégés par une convention internationale qui défends leurs droits mais malheureusement ils sont absents de toutes les politiques nationales et vive dans un triangle morbide : la pauvreté – la maladie – la discrimination.
A partir de là il est de notre devoir historique de lancer cet appel qui sera la voix de toute conscience vivante parmi le peuple algérien. Nos revendications légitimes sont indivisibles et les droits de l homme ne vieillissent jamais et ne se concrétisent pas par les faibles et les souhaits
Pour cela la coordination nationale des handicapés algériens invite tous les activistes de la société civile à un sit-in solidaire et pacifique avec les personnes ayant un handicap devant le ministère de la solidarité nationale et de la famille comme expression pacifique et civilisée pour recouvrir leurs droits bafoués et leurs dignité perdu le 01 juin 2013 à 10 h du matin.
Nous tenons à faire savoir que ce sit-in est inéluctable vu l’indifférence totale du gouvernement, des collectivités locale et l’administration locale et centrale à nos revendications depuis des décennies pour améliorer la situation des personnes ayant un handicap.
Les expressions de ces lignes réfutent toute interprétation.
Ensemble pour un meilleur avenir ou le petit sera respecté avant le grand et le démuni honoré.
Pour tout information: 0550890737 – 0771442927


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La REMDH sostiene que las reformas introducidas en Argelia "distan de responder a las expectativas"

La Red Euromediterránea de Derechos Humanos (REMDH) ha sostenido este lunes que las reformas introducidas por el Gobierno argelino desde el inicio de la 'Primavera Árabe' en 2011 "distan mucho de responder a las expectativas de los ciudadanos argelinos".

La organización ha resaltado durante una conferencia celebrada en Madrid, en la que han participado miembros de varias organizaciones sindicales y pro Derechos Humanos del país árabe, que en Argelia "se multiplican las trabas a las libertades de asociación, expresión y reunión, así como a las libertades sindicales".
La REMDH ha manifestado asimismo que "el régimen se muestra incapaz de establecer un verdadero diálogo con las fuerzas sociales y de contener los movimiento que, de forma cada vez más coordinada, se esfuerzan por llamar la atención sobre situaciones sociales y sindicales dramáticas".
Asimismo, la organización ha solicitado a los gobiernos de España y Argelia que tengan en cuenta la situación de Derechos Humanos y el tema de las desapariciones forzadas durante la década de los noventa a la hora de establecer sus relaciones bilaterales.
En este sentido, la asistente del proyecto Solidaridad de la REMDH, Marta Semplici, ha apuntado que "las relaciones entre Argelia y la Unión Europea a nivel político no tienen un impacto en la sociedad civil independiente" y ha dicho que "los Derechos Humanos han de tener un papel prioritario en la conformación de las políticas de vecindad".
Las libertades de reunión y de concentración han sido uno de los puntos tocados durante el encuentro, en el que el sindicalista Yacine Zaid, miembro del Sindicato Nacional Autónomo del Personal de la Administración Pública (SNAPAP), ha destacado que "ser sindicalista autónomo (en Argelia) no es cosa fácil".
"Defendemos los derechos de los trabajadores y los Derechos Humanos y nos encargamos de la oposición. Esto no es fácil en un país rico, que tiene medios para convencer a muchos activistas y corromperlos", ha explicado.
Así, ha relatado que, después de que el sindicato se negara a respaldar la candidatura del actual presidente, Abdelaziz Buteflika, el Gobierno "aumentó las represiones contra los miembros del SNAPAP, entre ellas los despidos improcedentes de sindicalistas y las persecuciones judiciales".
SEPARACIÓN DE PODERES
Por su parte, el abogado Amine Sidhoum, miembro de la Red de Abogados por la Defensa de los Derechos Humanos (RADDH), ha expuesto que no existe la separación de poderes en Argelia y ha criticado que "la justicia se ha convertido en dependiente del Ejecutivo y es imparcial".
Así, ha puesto como ejemplo el Consejo General del Poder Judicial (CGPJ), que está presidido por Buteflika y cuya Vicepresidencia ocupa el ministro de Justicia, Mohamed Charfi. Asimismo, seis de los trece miembros que componen el organismo son nombrados directamente por el presidente del país.
"El CGPJ se ha convertido en un medio de presión sobre los magistrados, y cualquier magistrado libre puede ser perseguido y presentado ante un comité disciplinario que podría trasladarle al sur", ha denunciado. "Ante esta situación, la magistratura ha quedado presionada por las decisiones de las autoridades y el Ejecutivo", ha añadido Sidhoum.
También ha puesto de relevancia la existencia de un proyecto de ley que contempla que el Colegio de Abogados se integre en el Ministerio de Justicia. "Lo que es gravísimo es el artículo 20.4, que estipula que el fiscal puede estipular la suspensión inmediata del abogado si considera que ha superado ciertos límites", ha dicho.
"Si el Colegio de Abogados no toma medidas disciplinarias, el ministro (de Justicia) puede apelar ante la Comisión de Apelaciones o puede abrir un proceso contra él. El proyecto tiene como objetivo amordazar la única corporación que aún es independiente en Argelia", ha remachado Sidhoum.
La secretaria general de la Liga Argelina por la Defensa de los Derechos Humanos (LADDH), Jabria Naili, ha abundado en estas críticas y ha sostenido que, "pese a que Argelia puede parecer adelantada a nivel de fachada respecto al resto de países árabes, la realidad es distinta".
"Es una república que garantiza la separación de poderes y la igualdad entre hombres y mujeres. Hay un Parlamento electo que garantiza la libertad de culto. Sin embargo, la Constitución se ve torpedeada por decretos y estatutos que anulan sus estatutos", ha puntualizado.
DESAPARECIDOS
Por último, Nassera Dutour, representante del Colectivo de Familiares de Desaparecidos en Argelia (CFDA), ha afirmado que, durante el conflicto armado librado entre 1991 y 2002 por el Gobierno argelino y varios grupos islamistas tras la cancelación de las elecciones tras la primera ronda tras el éxito abrumador del Frente Islámico de Salvación (FIS), "los dos bandos tomaron como rehén a la población argelina".
"El Estado y los islamistas dijeron que quien no estaba con ellos estaba contra ellos, lo que atrapó a la sociedad en el miedo", ha apuntado. "Se ha llamado tragedia nacional a lo ocurrido, metiendo en el mismo saco a responsables y víctimas", ha agregado Dutour.
Dutour ha criticado duramente la Carta por la Paz y la Reconciliación Nacional, cuya aplicación "ha impuesto una política de impunidad sobre los crímenes cometidos por ambos bandos durante el conflicto".
En este sentido, la REMDH ha destacado que "estos textos impiden recurrir a la justicia contra los agentes del Estado y reprimen y penalizan el debate público sobre las violaciones masivas de Derechos Humanos cometidas durante los años noventa".
La carta ha sido criticada por el Comité de Derechos Humanos de Naciones Unidas, que ha solicitado a las autoridades que Nola apliquen y ha condenado a Argelia por no haber llevado a cabo una instrucción judicial de los expedientes de los desaparecidos.

TELECINCO
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Argelia restringe las libertades básicas de expresión, reunión y asociación

EFE - 22/05/2013

(Embargada hasta las 23.01 GMT)
Londres, 22 may (EFE).- Las autoridades argelinas mantienen las restricciones a la libertad de expresión, asociación y reunión, con medidas como dispersar las manifestaciones y hostigar a los defensores de los derechos humanos, en un país en el que las mujeres sufren discriminación en la ley y los abusos siguen impunes.
Según denuncia Amnistía Internacional en su informe anual de 2012, las violaciones de los derechos humanos cometidas en la década de 1990 y las torturas infligidas a los detenidos durante los años siguientes seguían impunes.
El pasado año hubo atentados mortales perpetrados por distintos grupos armados y hay constancia de al menos 153 condenas de muerte, aunque desde 1993 no hay ejecuciones legales.
Pese a que durante todo el año se sucedieron las protestas y manifestaciones de sindicalistas y otros grupos por el desempleo, la pobreza y la corrupción, las fuerzas de seguridad las disolvían o impedían su celebración mediante el bloqueo o las detenciones.
El Gobierno de Argel no ha secundado las recomendaciones de revocar las leyes aprobadas bajo el estado de excepción (en vigor de 1992 a 2011).
Las nuevas leyes sobre la información y asociaciones, adoptadas en diciembre de 2011, restringen la labor informativa de los medios en cuestiones de seguridad, soberanía o intereses económicos. Además endurecían los controles sobre las ONG ya que las autoridades podían suspenderlas o disolverlas, impedir su registro legal o negarles financiación.
Los periodistas podían ser procesados por difamación en aplicación del Código Penal y así Manseur Si Mohamed, de La Nouvelle République en Mascara, fue multado y condenado a dos meses de prisión en junio por "comentarios difamatorios", al escribir que un funcionario del Estado incumplió una decisión judicial.
Pese a haber levantado en 2011 el estado de excepción, las autoridades mantuvieron la prohibición de manifestaciones en Argel.
Abdelkader Kherba, de la Liga Argelina para la Defensa de los Derechos Humanos y del Comité Nacional para la Defensa de los Derechos de los Desempleados, fue multado y condenado a un año de prisión como culpable de "incitación directa a una concentración" al sumarse a una sentada de empleados judiciales y filmarla.
En octubre, la Policía detuvo y golpeó a Yacine Zaid, activista sindical y presidente de la oficina de la Liga Argelina para la Defensa de los Derechos Humanos en Laghuat.
Posteriormente fue acusado de "agresión a un agente del orden" y condenado a seis meses de prisión y multa.
El tribunal desestimó su denuncia de agresión policial, pese a la existencia de pruebas médicas.
Zaid y otros tres defensores de los derechos humanos, que habían participado en una sentada a las puertas del tribunal en el que era juzgado Abdelkader Kherba en abril, fueron acusados de un delito punible con hasta un año de prisión.
Los grupos armados, como Al Qaeda en el Magreb Islámico (AQMI), perpetraron atentados con explosivos y otros ataques, sobre todo contra objetivos militares.
Las autoridades informaron de la muerte de miembros de grupos armados pero sin dar a conocer muchos detalles, lo que hizo temer que algunos hubieran sido ejecutados.
Se tuvo noticia de la muerte de al menos cuatro civiles por explosiones de bombas o por disparos de las fuerzas de seguridad.
El Departamento de Información y Seguridad seguía teniendo amplias facultades para detener y recluir, incluso en régimen de incomunicación en el caso de los sospechosos de terrorismo, lo que facilita la tortura.
Abdelhakim Chenoui y Malik Medjnoun, condenados en 2011 a 12 años de prisión por el asesinato del cantante cabileño Lounes Matoub, quedaron en libertad en marzo y mayo de 2012, respectivamente. Ambos habían permanecido recluidos ininterrumpidamente desde 1999 hasta su juicio en 2011.
Chenoui afirmó que había "confesado" bajo coacción, y Medjnoun declaró que fue torturado.
Las autoridades no tomaron medidas para investigar las miles de desapariciones forzadas y demás abusos contra los derechos humanos cometidos durante el conflicto interno de la década de 1990.
La Carta para la Paz y la Reconciliación Nacional, en vigor desde 2006, concedía impunidad a las fuerzas de seguridad y trataba como delito la critica pública de su conducta. EFE

ELCONFIDENCIAL
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jeudi 16 mai 2013

Un choc pétrolier en perspective, selon l’aie L’Algérie va droit au mur


Dans son rapport détaillant les conséquences du développement de l’industrie du pétrole de schiste aux Etats-Unis sur les marchés, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’est inspirée assurément des derniers pronostics de la CIA pour le devenir du monde en 2030.

La Central Intelligence Agency (CIA), qui a publié un rapport dans lequel toutes les facettes du monde de 2030 ont été dessinées, a prévu une montée en puissance des hydrocarbures non conventionnels, développés suivant un rythme effréné aux USA, pour transformer à terme de fond en comble les marchés pétroliers et gaziers.            
Contrairement aux écologistes qui militent bec et ongles contre l’industrie du gaz et du pétrole de schiste, la CIA se montre beaucoup plus optimiste dans ses Global Trends 2030. «Le monde en 2030», écrit par les experts de la CIA, rassure que « grâce aux nouvelles techniques de fracturation hydraulique, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste devrait atteindre des niveaux exceptionnels». Les Etats-Unis seraient déjà autosuffisants en gaz et ils le seront, en 2030, en pétrole.
Cette prévision à elle seule suffit à donner des sueurs froides dans le dos des pays pétroliers, à l’image de l’Algérie, dont le salut budgétaire repose sur le seul revenu pétrolier. Si le développement de l’industrie du gaz et du pétrole de schiste permettrait aux USA de «baisser les coûts de production manufacturière et d’encourager la relocalisation de ses industries de main-d’œuvre», le risque, pour les autres pays producteurs de pétrole, est de voir le contrôle de l’offre et les prix leur échapper. «Si les Etats-Unis – principaux importateurs mondiaux d’hydrocarbures – cessent d’importer du pétrole, les prix du baril s’effondreront», a écrit la CIA dans son Global Trends 2030.
Quelles seraient alors les conséquences pour les actuels pays exportateurs ? C’est ce à quoi a tenté de répondre, hier, l’AIE dans son rapport qui aborde les effets de l’industrie du pétrole et du gaz de schiste sur les marchés à moyen et long termes.
Il va sans dire qu’une hausse de l’offre sur les marchés, combinée à une consommation mondiale stagnante, provoquerait un effondrement inévitable des prix.  Parallèlement à cette situation si compromettante pour les pays dépendant des recettes pétrolières, dont l’Algérie, les menaces sur la sécurité alimentaire s’aggraveraient en 2030 sous l’effet de la poussée démographique, pronostique la CIA.
«La baisse des performances de l’agriculture associée à des politiques nationales protectionnistes portent atteinte aux approvisionnements mondiaux et mettent en danger la sécurité alimentaire de la plupart des régions, en particulier les plus pauvres. Les sécheresses récurrentes – et persistantes – dans les bassins du Nil, du Tigre et de l’Euphrate, du Niger, de l’Amazone et du Mékong ont affecté les niveaux de production. Ces effets sont à mettre en corrélation avec l’impact de l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère», prévoient les enquêteurs de la CIA.
L’Algérie, pays réputé grand importateur de produits agricoles, a-t-elle pris au sérieux les risques auxquels elle est confrontée ? Pas si sûr. Sur le plan économique, le pays va droit dans le mur. Les risques évoqués par le rapport de la CIA, remis au goût du jour par l’AIE, ne sont pas à prendre avec des pincettes, surtout pour un pays comme l’Algérie qui souffre d’une grave crise de production et de logique économique. 
Ali Titouche Elwatan
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Justice Algérie : cauchemar suisse pour Khaled Nezzar Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Algérie : cauchemar suisse pour Khaled Nezzar

Inculpé pour "torture" en Suisse en 2012, l'ancien ministre algérien de la Défense, Khaled Nezzar, a été auditionné pendant plus de sept heures. Et il pourrait bientôt être confronté à de nouvelles plaintes.
L'ex-ministre algérien de la Défense Khaled Nezzar n'en a pas fini avec la justice helvétique. Inculpé en 2012 pour « crimes de guerre » par le tribunal fédéral de Genève, l'ancien homme fort du régime algérien a été entendu, le 2 mai, par des juges suisses pour répondre des accusations de torture et de sévices lancées contre lui par deux ressortissants algériens. Auditionné pendant plus de sept heures, Nezzar a été laissé libre de ses mouvements, mais pourrait vraisemblablement être confronté à de nouveaux plaignants qui souhaitent engager des poursuites contre lui pour des faits présumés de torture commis dans les années 1990, quand il occupait le poste de ministre de la Défense.
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Découverte au port d'Alger de déchets radioactifs provenant de Chine

Des déchets radioactifs sous forme de roches ont été découverts le 9 avril par les douaniers du port d'Alger. Ils étaient stockés dans trois conteneurs de 6 mètres en provenance de Chine, a indiqué Le Soir d'Algérie. "Les douaniers ont signalé avoir découvert des pierres de différentes tailles et de différentes couleurs. Les analyses réalisées sur des échantillons ont confirmé le caractère radioactif de ces roches", selon le journal.

"Les trois conteneurs ont été importés par un opérateur algérien. La marchandise a été chargée au port de Qingdao, en Chine, à bord du Nicolas, un navire battant pavillon antiguais", selon les premiers éléments de l'enquête cités par le journal, qui précise que le navire avait fait escale à Malte avant de rallier Alger.
UN TRAFIC SUR TOUT LE CONTINENT AFRICAIN
Le journal relève que les enquêteurs travaillent sur la piste d'un important réseau de trafic de déchets radioactifs d'envergure internationale. Ce réseau, selon la même source, transporte, puis disperse sur le continent africain des substances radioactives produites dans des pays développés. L'origine de ces roches n'a toujours pas été déterminée, mais des analyses complémentaires sont effectuées au port d'Alger.

Le Monde.fr avec AFP
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mardi 14 mai 2013

وزراء السويد بيننا و بينهم سنوات ضوئية

وزراء السويد بيننا و بينهم سنوات ضوئية



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Interrogations autour des activités du chef du cabinet d’avocats français Gide à Alger

Depuis maintenant 10 ans, le cabinet d’avocats français Gide conseille le gouvernement algérien sur plusieurs dossiers industriels et financiers. Il l’a, par exemple, accompagné dans le processus de privatisation d’entreprises publiques ou dans l’actuelle stratégie industrielle.
Mais depuis quelques mois, les activités de son représentant Samy Laghouati suscitent quelques interrogations, notamment sur l’existence d’un conflit d’intérêt. Début 2013, il devient actionnaire dans une nouvelle société dénommée Sarl « Invest Com Conseil », au côté d’hommes d’affaires connus sur la place d’Alger, selon un document en notre possession.
Les trois autres actionnaires sont Mahieddine Tahkout, PDG de l’entreprise de transport de voyageurs dont les bus assurent notamment le transport des étudiants, Ahmed Choudar, DG de Trust assurances, et Nadhim Sakhri, désigné à la tête de la nouvelle entité. Cette nouvelle société couvre diverses activités de conseils, qui vont de l’étude de droit au renseignement, en passant par le courtage en assurances et l’aide d’investissement, selon ses statuts.
A Alger, Samy Laghouati dirige le bureau de Gide et il est également conseiller du commerce extérieur auprès de l’ambassade de France en Algérie. En conseillant le gouvernement algérien, le bureau de Gide a accès à des informations économiques de première main. Son chef ne risque-t-il pas de les utiliser dans ses autres fonctions ?
Interrogé, Samy Laghouati affirme que son cas est « normal ». « Un cabinet peut avoir dans son portefeuille des clients publics et des clients privés », assure-t-il. Selon lui, un conflit d'intérêt dans le métier de conseil « est caractérisé lorsque sur un même dossier, une même opération, le consultant intervient pour le compte de toutes les parties ».
Concernant la société de courtage dans laquelle il est actionnaire, il réfute tout conflit d’intérêt : « Non, il n y a pas de conflits d’intérêt. »
M. Laghouati affirme, document à l’appui : « Conformément à une modification statutaire intervenue par devant notaire le 11 avril 2013, les statuts de la Sarl Invest Com Conseil ont été modifiés à l'effet de supprimer toute activité de conseil et de conserver uniquement et exclusivement l'activité de courtage en assurances. »
La nouvelle société « n'a fait l'objet ni d'agrément l'autorisant à exercer, ni même de déclaration d'existence fiscale, elle ne peut donc ainsi opérer », assure-t-il.
La modification de l’acte est intervenue, explique-t-il, « parce que je leur ai demandé de faire uniquement du courtage, et cela n'a aucun rapport avec le conflit d’intérêt », insiste l’avocat. Avant de menacer TSA de poursuites judiciaires, si l’information est publiée. Contacté par mail et par téléphone, le siège de Gide à Paris n’a pas souhaité réagir.
 
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samedi 11 mai 2013

Yacine Zaid : "Dans le Sud, le danger vient vers nous"

Yacine Zaid, syndicaliste et membre du conseil national de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme.

Syndicaliste, militant des droits de l'homme - il est le représentant de la Ligue des droits de l'homme à Laghouat, dans le sud de l'Algérie -, Yacine Zaid, 41 ans, est souvent dans le collimateur des autorités algériennes. Interpellé lors d'un contrôle routier sur la route d'Hassi Messaoud, la ville pétrolière par excellence, il est arrêté, avant d'être condamné à six mois de prison avec sursis pour outrage à agent, et placé en détention provisoire du 1er au 8 octobre dans la prison de Ouargla. Le récit de son séjour dans cette centrale située à près de 600 kilomètres d'Alger offre un témoignage saisissant sur la situation dans le sud du pays, dont il est lui-même originaire. Une région riche en hydrocarbures, grande comme trois fois et demie la France métropolitaine, et peuplée, pour une bonne part, de Touareg algériens.

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LES DJIHADISTES MÊLÉS AUX DÉLINQUANTS
"Ouargla, explique Yacine Zaid, est une prison de transit où l'on est souvent placé avant d'être envoyé dans d'autres prisons du Sud. Six ou sept grandes salles accueillent chacune en moyenne 110 hommes, mais cela peut aller jusqu'à 180. Les plus anciens dorment sur des lits superposés, les autres à même le sol avec des couvertures. On te dit : "Tu as droit à un carrelage et demi."" Interloqué, ce militant, qui bataille pour la défense des chômeurs et les droits des employés des multinationales dans une région où se multiplient depuis des mois les actions de protestation, découvre un univers qu'il ne soupçonnait pas, où se mêlent petits et grands trafiquants, djihadistes et jeunes délinquants.
"Dans la salle 2, où je me trouvais, il y avait un groupe de quatorze Maliens qui avaient tenté de passer des armes depuis la Libye. Ils m'ont raconté que, lorsqu'ils se sont trouvés nez à nez dans le désert avec une patrouille algérienne, ils ont contactéavec leur Thuraya [téléphone satellitaire] leurs dirigeants, qui leur ont donné ordre de ne pas tirer. Ils se sont rendus." Une attitude qui peut paraître surprenante, mais à laquelle Yacine Zaid n'a pas d'explications.
"Il y avait aussi, reprend-il, des membres du Mouvement des fils du Sahara [un groupe radical, dont le chef du commando qui a attaqué le site de Tigantourine, Mohamed Lamine Bencheneb, était issu] et l'un de ceux qui avaient participé à l'enlèvement du préfet d'Illizi [en janvier 2012, le représentant de l'Etat algérien avait été kidnappé par trois Algériens et emmené en Libye avant d'être rapidement relâché]. Mais le pire, c'est qu'il y avait aussi des jeunes qui étaient là pour le vol d'un téléphone portable. Ce mélange est très dangereux."
UNE QUESTION TABOUE
Les jeunes prisonniers, natifs du Sud algérien en grande majorité, se confient au syndicaliste. "Ils avaient la haine. Ils me disaient qu'ils n'avaient jamais réussi, même diplômés, à décrocher un poste dans une entreprise pétrolière, sauf à 15 000 dinars [moins de 150 euros] chez un sous-traitant. Pour eux, tous les emplois étaient trustés par les Algériens d'Oran, d'Alger ou de Constantine. Ils se focalisent sur les gens venus du Nord, parachutés par connaissance. Pour la première fois, j'ai entendu parler de séparatisme dans le Sud." Une question taboue en Algérie, plus encore que celle, au nord, de la Kabylie.
Sans détour, les compagnons de cellule du militant lui rapportent leur façon de survivre. "Ils m'ont tous dit : "Oui, on fait de la contrebande de cigarettes, on vole des Toyota, parce dans une famille de 15 personnes, un tiers ne travaille pas". Quand tu discutes avec eux, ils reviennent toujours sur leurs conditions de vie qui s'aggravent. Ils disent : "On ne va pas rester les bras croisés." Certains sont attirés par les groupes armés, d'autres affirment qu'ils sont partisans d'une séparation du Sud, mais, au fond, ils ne veulent pas ça. Ils sont poussés vers ça."
"J'ai tenté de les convaincre, poursuit Yacine Zaid, que l'unique façon de faire bouger les choses était la méthode pacifique parce que la violence, c'est le seul terrain que le pouvoir maîtrise. Je ne comprends pas le silence des autorités sur ces problèmes. Les officiels voient des pseudo-associations et étouffent toutes les autres voix. La seule réponse, c'est plus de barrages et plus de sécurité. Mais les choses se dégradent, et le nombre d'adhésions à la violence va en augmentant. Sait-on vraiment ce qui se passe dans les cités ? Non. La seule solution, c'est de restructurer la société civile. Je ne suis pas partisan de sortir dans la rue, comme en Tunisie, sans être sûr que la société civile puisse prendre le relais pour éviter un bain de sang. Mais dans le Sud, poursuit-il, inquiet, le danger vient vers nous."

Par
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SONATRACH L’arnaque de l’arbitrage international et le complot qatari

La production algérienne en gaz naturel subit tellement de pressions que la Sonatrach et sa tutelle ne sont plus en mesure de contenir.
Certaines compagnies menacent de quitter l’Algérie si elles n’obtiennent pas suffisamment de concessions. D’autres clients de Sonatrach se bousculent devant le tribunal d’arbitrage international afin d’obtenir des réductions sur le prix de vente du gaz. Le tout est couronné par l’action menée par le Qatar visant à exclure progressivement l’Algérie du marché international du GNL.

Le chantage de BP
En 2006 déjà, les responsables de BP avaient prédit la déplétion du gaz algérien et savaient à l’époque qu’en 2017, la Sonatrach ne serait plus en mesure d’honorer ses contrats gaziers. Aujourd’hui, les responsables de cette compagnie utilisent cette carte pour obtenir des concessions inimaginables de la part de l’Algérie. En annonçant le report de la reprise de leurs investissements en Algérie, les responsables de BP pensent surtout aux textes d’application de la nouvelle loi sur les hydrocarbures. La compagnie britannique compte investir dans les gaz non conventionnels dans le périmètre de Bourarhat, dans le bassin d’Illizi, et maintient la pression sur les autorités algériennes pour obtenir le maximum de facilités fiscales. Bourarhat Sud (les blocs 230 et 231, non loin du complexe de Tiguentourine) présente un enjeu de taille pour BP, en raison de son énorme potentiel en gaz de schiste. Ce gisement de gaz non conventionnels est estimé à 52 Tcf, soit le même volume que les réserves actuelles de Hassi R’mel. Le contrat d’association sur l’exploration de ce gisement a été signé le 23 avril 2005 pour une première phase qui s’est achevée en 2008. Une seconde période d’exploration, qui devait se terminer en 2010, a été prolongée de 24 mois, soit jusqu’au 23 septembre 2012. Nous sommes aujourd’hui dans la phase de développement qui devra être âprement négociée entre BP et les autorités algériennes. Car, il s’agit de gaz non conventionnels, régis par la nouvelle législation.

Les prétendus retards
Les investissements actuels de BP se résument en fait à deux complexes gaziers, In Salah et In Amenas. Pour ce dernier, l’association mise sur pied le 29 juin 1998 avec Sonatrach et Statoil devait consentir des investissements pour le développement et la production de quantités de gaz naturel situé dans la région d’In Aménas ainsi qu’au traitement des dites quantités de gaz naturel, en vue de l’extraction des gaz de pétrole liquéfiés (GPL) et du condensat. Il s’agit surtout de maintenir une production à hauteur de 9 milliards de mètres cubes, qui représente actuellement presque 12 % de la production nationale. Cet investissement concerne quatre gisements découverts avant la date de signature du contrat (Tiguentourine, Hassi Farida, Hassi Ouan Abécheu et Ouan Tardert). La Sonatrach devait y participer à hauteur de 8,21% de son financement alors que les deux autres associés, Statoil et BP apportaient un financement à hauteur de 45,90% chacun. Le contrat de réalisation de cette nouvelle installation a été confié, le 5 mai 2011, aux japonais de JGC. Les installations, qui devaient renforcer les capacités du CPF, ne seront toutefois pas livrées dans les délais contractuels. Prévues pour septembre prochain, ces installations verront certainement un retard important en raison de l’attaque terroriste perpétrée contre ce site et qui a contraint les japonais de JGC à le quitter. Du coup, on s’aperçoit que même si elle tenait à faire démarrer ces installations, BP ne le pourra pas sans la normalisation des rapports avec le maître d’ouvrage japonais. Selon les experts, les travaux ne seront pas achevés avant la fin du premier semestre 2014. Et cela influera énormément sur les niveaux de production de ce complexe. Le second investissement où BP exerce son diktat est celui d’In Salah. A travers ce complexe, il est question du développement de quatre champs (In Salah, Gour Mahmoud, Hassi Moumene et Garet El-Befinat) en vue de maintenir le plateau de production de gaz à 9 milliards de mètres cubes par an, soit la même quantité que celle d’In Aménas. Les travaux de réalisation des installations d’In Salah ont été confiés, en date du 11 avril 2011, à Petrofac qui devra les livrer au bout de 50 mois, soit avril 2015. Coût de l’opération : 1,185 milliard de dollars. BP la finance à hauteur de 33,5%, Statoil ne participe que sur 31,85% alors que la Sonatrach a pris la plus grosse part de participation avec 35%. Par conséquent, les déclarations des responsables de BP relatives à d’éventuels retards sur les opérations de développement de ces deux gisements ne sont pas justifiées. Car, dès le départ, on savait que les installations n’allaient pas être livrées avant mai 2014 pour In Aménas et avril 2015 pour In Salah. On en déduit aisément que les Anglais cherchent à affoler les responsables algériens et les presser d’accepter les conditions imposées par la compagnie britannique.

BG sur la même ligne
Les pressions britanniques subies par Sonatrach ne se limitent pas uniquement à BP. La compagnie du gaz BG Groupe se comporte de la même façon . Cette compagnie est entrée en Algérie en 2006, suite à un accord conclu avec Gulf Keystone pour l’acquisition de 36,75% du permis Hassi Ba Hamou (HBH, sur les blocs 317b, 347b, 322b, 348 et 349b) dans la wilaya d’Adrar. Par la suite, Gulf Keystone s’est retirée de cette association en cédant une partie de ses participations à BG et une autre à Sonatrach. Mais avant même de rentrer dans la phase de développement, BG a décidé de vendre ses participations sur ce permis. En date du 7 mars 2012, la compagnie britannique a informé Sonatrach que sur les six sociétés (CEPSA, ENI, E.On Ruhrgas, PTTEP, SHELL et Pertamina) qui ont étudié les données techniques du périmètre Hassi Ba Hamou, seule Pertamina était intéressée par ce projet. BG avait alors sollicité l’accord de Sonatrach pour continuer les discussions sur cette cession de parts au profit de la compagnie indonésienne. Deux semaines plus tard, Sonatrach a notifié à l’opérateur britannique, la nécessité de se conformer aux dispositions de l’article 30.2 du contrat, qui stipule que BG ne pourra en aucun cas céder plus de 49% de ses intérêts dans le contrat, lors de ses négociations engagées avec Pertamina. La compagnie BG Groupe a fait subir les mêmes souffrances aux responsables de Sonatrach dans la gestion de l’association sur le projet de Guern El Guessa. Après une première phase de recherche arrivée à échéance le 02/05/2012, BG a décidé d’abandonner le permis et clôturer le contrat.

L’arbitrage pour saigner Sonatrach
La semaine dernière, la compagnie italienne Edison a obtenu gain de cause dans la procédure d’arbitrage international lancée contre Sonatrach. La société italienne, acquise l’année dernière par les français d’EDF, a gagné le procès portant sur les prix pratiqués pour l’achat du gaz algérien. Selon tous les experts, Sonatrach aurait dû négocier une fourchette de prix et obtenir un juste équilibre avec les Italiens d’Edison. Mais, on a préféré aller à l’ arbitrage et payer plus alors qu’on aurait pu négocier tranquillement autour d’une table. Une procédure d’arbitrage international similaire a été lancée, contre Sonatrach, par l’autre italien Enel. Notre compagnie pétrolière devra encore perdre le procès et jeter de l’argent qu’elle aurait pu économiser avec un peu de bon sens et des négociations avec le partenaire. L’héritage de Chakib Khelil est lourd certes, mais cela ne justifie en rien le silence de son successeur sur les contentieux avec les compagnies étrangères. Sonatrach a déjà perdu beaucoup d’argent au profit des étrangers. Outre Edison, il faut rappeler les quatre milliards consentis l’année dernière à l’américain Anadarko.

Le complot qatari
Alors que plusieurs experts en politique énergétique ont tiré la sonnette d’alarme sur la politique menée par les Qataris, l’Algérie continue de s’enfoncer dans le gouffre de la dilapidation de son gaz dans les projets industriels montés conjointement avec les groupes du Qatar. Après avoir évité de justesse le projet de l’usine de vapocraquage prévue à Arzew avec Total et Qatar Petroleum et économisé les quantités de gaz qui devaient être consommées par ce complexe, nos responsables ont consenti aux Qataris le projet de Bellara pour la production de 5 millions de tonnes d’acier par an. Combien de quantités de gaz devra-t-on consommer dans ce projet ? Nul ne le dira. Les Qataris, qui n’ont jamais investi dans l’amont algérien pour la production d’hydrocarbures, ont réussi à convaincre nos responsables de monter avec les Norvégiens des usines de pétrochimie pour consommer encore davantage le gaz algérien. Avec l’entrée en service des nouvelles centrales de production d’énergie électrique, notamment avec le programme des 8400 MW et les retards cumulés sur l’exploitation des gisements du Sud- Ouest du pays, l’Algérie ne pourra pas satisfaire ses engagements en matière de fourniture de gaz. La date fatidique de ce déclin est prévue pour 2017. Les Qataris seront alors seuls sur le marché du GNL et négocieront notre part de marché sur l’Europe. Ces mêmes Qataris ont longtemps courtisé le réseau de distribution de carburants en Algérie. Comme l’avait évoqué El Watan, leur société Woqod a tenté par tous les moyens de s’accaparer des infrastructures stratégiques dédiées jusqu’ici à Naftal. Chakib Khelil les a longtemps soutenus contre les Turcs qui ont tout fait pour s’accaparer des stations de carburant sur le tracé de l’autoroute Est-Ouest. Même après le départ de Chakib Khelil certains responsables algériens ont maintenu l’option Woqod. Cette dernière avait désigné en 2011 un auditeur pour évaluer les opportunités de partenariat avec Naftal. Le rapport établi dans ce sens a donné des frissons aux Qataris. L’auditeur a en effet mis en garde contre un partenariat avec Naftal pour deux principales raisons. Il évoquait notamment les mauvais réflexes développés par le personnel de l’entreprise, mais surtout taxé son syndicat de «réseau mafieux», qui contrôle le transport du carburant à l’échelle nationale. C’est sans doute sur la base de ce rapport que Woqod a décidé de constituer avec Sonatrach, un nouveau réseau qui exclurait Naftal. En décembre dernier, trois événements majeurs ont marqué ce dossier. L’arrivée du Premier ministre qatari avec des propositions pour Woqod, la décision de Sonatrach de mettre en place son propre réseau de distribution de carburant et, enfin, la levée de bouclier du syndicat de Naftal contre cette décision des responsables de leur société-mère. Depuis lors, rien n’a été rendu public sur le partenariat avec Woqod.
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